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Football : la lutte contre les violences s'intensifie

16 janvier 2016 - 10:52

Une convention a été signée hier au parquet par le procureur, la police, la gendarmerie et le président du district de football. Tous se mobilisent contre les violences dans les stades.

 

Le procureur de la République, Pascal Prache, a signé hier, une convention avec les forces de l'ordre et le président du district de football Serge Lafon, pour lutter contre les violences sur les terrains de sport, après le signalement d'infractions commises lors des rencontres officielles. Pour mémoire à Marmande et à Nérac où les matches avaient dégénéré l'an dernier. Des violences physiques et verbales, des menaces et intimidations qui n'ont pas droit de cité.

«Nous voulons ainsi protéger les arbitres, les délégués sportifs et l'étendre aux joueurs entre eux, afin que tous les actes d'incivilité soient réprimandés et punis à leur juste valeur. Le but est d'assainir le climat autour des matches».

Le procureur a expliqué que cette action s'inscrivait dans une démarche plus globale de lutte contre les violences dans le monde du sport. De la même façon, une convention avait été signée en 2015 avec le comité du Périgord-Agenais. Le Lot-et-Garonne compte 8 400 licenciés en football. «Cette convention répond à un double objectif : assurer la protection des arbitres et éviter que les matches ne dégénèrent avec des prises à partie», avertit le représentant du parquet qui rappelle aussi que s'en prendre à un arbitre chargé «d'une mission de service public» représente une circonstance aggravante qui peut être punie d'une peine de 3 à 5 ans de prison. La deuxième dimension est de faire en sorte que les comportements des joueurs entre eux s'apaisent et aussi l'attitude du public , virulent par moments. «Exercer des violences dans une enceinte sportive constitue également une circonstance aggravante. Nous voulons être proactifs sur la répression et également la prévention de la délinquance au travers de la pédagogie».

Peu de dépôts de plainte

La convention sera portée à la connaissance de tous les clubs de foot du département. Serge Lafon doit les rencontrer à partir de mars et «rappeler à l'ordre tout le monde sur les enjeux et peines encourues», mais aussi sur la nécessité de déposer plainte sur-le-champ et de se faire examiner par un médecin en cas de lésions physiques pour évaluer les ITT. «Je souhaite que ce type d'infractions soit immédiatement porté à la connaissance du parquet afin d'éviter un sentiment d'impunité», souligne le président du district.

Le colonel Patrick Touak qui dirige le groupement de gendarmerie du Lot-et-Garonne estime que le monde du football amateur est «un sacerdoce, que beaucoup exercent des fonctions bénévoles au sein des clubs. Et qu'il est inadmissible que des gens se fassent agresser ou menacer alors que des jeunes sont là pour prendre du plaisir». Comme lui, le commissaire Dewas, directeur de la sécurité publique, parle de l'implication de ses services, même s'il indique que les stades en Lot-et-Garonne sont préservés du phénomène de hooliganisme. «Pour autant, toute déviance doit être signalée avec des données à transmettre impérativement aux services enquêteurs afin que ni les arbitres, ni les joueurs, ni le public ne soient dissuadés d'aller à ces rencontres avec le sentiment que leur sécurité n'est pas assurée».

Ligne jaune

Une attention particulière est donc apportée aux matches de foot, «sans se substituer aux autorités disciplinaires», précise le procureur. «Simplement, nous devons faire comprendre qu'une ligne jaune ne doit pas être franchie et gagner en réactivité avec des sanctions fortes et des réponses judiciaires rapides. Il faut éviter que la violence gangrène les différents sports. Le foot est populaire et le terrain ne doit pas servir de défouloir». Un bilan sera dressé en fin d'année avec des statistiques espérons-le, «car un chiffre noir existe, peu de gens déposent plainte» constate le procureur. «C'est souvent lors des rencontres de fin de saison avec des enjeux qui sont là, que les esprits s'échauffent dans le dernier quart d'heure du match», a coutume d'observer Serge Lafon qui évoque plus des menaces verbales que des atteintes à l'intégrité physique.

Les quatre signataires de la convention aspirent à ce que les informations remontent plus vite des terrains.

C.St-. P  

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